Le CISSS Côte-Nord a envisagé le transfert en autobus de 30 patientes enceintes
Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a envisagé le transfert d'une trentaine de patientes enceintes en autobus en raison d'une pénurie de gynécologues à l'hôpital de Sept-Îles. L'information, d’abord révélée dans le journal Le Nord-Côtier, rapportait que les femmes auraient été transférées vers un hôpital de Québec. Or, la directrice des communications du CISSS de la Côte-Nord indique que l'organisation a plutôt évalué la possibilité de transférer les futures mères à Baie-Comeau. Selon elle, l'élaboration de cette mesure était nécessaire pour assurer la sécurité des patientes. Seuls deux gynécologues sont sur place, ce qui signifie que seulement la moitié des postes sont pourvus. Sans l’aide espérée Le plan était de noliser un autobus pour reconduire les femmes enceintes à Baie-Comeau, où elles auraient été logées à proximité d’un centre en mesure de leur donner des services. Il était établi que l’autobus serait escorté par une infirmière et une ambulance. Le personnel du centre mère-enfant de Sept-Îles a appris dans les médias que cette mesure était envisagée. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau Finalement, le CISSS de la Côte-Nord a trouvé une chirurgienne capable de réaliser des césariennes, ce qui a permis d'éviter le transfert de ces patientes. Le Dr Labelle dénonce la situation qui a mené à l’élaboration de ce plan d'urgence, soit la pénurie de gynécologues. Selon lui, il s'agit d'un problème pour lequel les équipes du CISSS ont tenté d’aller chercher de l’aide auprès des instances gouvernementales. «On fait tout pour retarder la fermeture de la salle d’accouchement», assure le directeur des services professionnels du CISSS de la Côte-Nord, le Dr Jean-François Labelle. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Par conséquent, le CISSS de la Côte-Nord doit souvent Toutefois, les démarches du centre de soins afin de trouver un gynécologue pour le début du mois de mars sont tombées à plat. Si la solution a été trouvée pour la semaine prochaine, un autre risque de rupture plane sur la semaine du 8 au 14 mars. Le CISSS travaille toujours avec la Fédération des médecins spécialistes et Santé Québec pour l’éviter. Et d’ici la fin de l’année 2025, il reste encore cinq ou six semaines à combler. Le Dr Labelle espère que La présidente du Syndicat des intervenantes et des intervenants de la santé du Nord-Est québécois rappelle par ailleurs qu’au-delà du manque de médecins, le centre mère-enfant de Sept-Îles manque aussi d'infirmières.Garder ces gens à Sept-Îles aurait pu être dangereux. Si quelqu'un avait eu besoin d’une césarienne, on n’aurait pas été en mesure de la faire
, précise pour sa part Jean-François Labelle, directeur des services professionnels du Centre intégré de santé et de services sociaux.in extremis
de Québec, le CISSS a dû mettre en place le plan d'urgence. 
Malgré l’absence de gynécologues, on peut offrir un accouchement sécuritaire
, affirme le Dr Jean-François Labelle. Gynécologues recherchés
On fait face à une absence de services dans un secteur primordial pour la sécurité de nos patientes
, rétorque-t-il.
négocier pour obtenir de l’aide
, et les gynécologues-dépanneurs permettent d’éviter les ruptures de services. On avait espoir d’obtenir du soutien du ministère ou de la Fédération des médecins spécialistes, mais on a été avisé en début de semaine que ce n’était pas possible
, explique le Dr Labelle.D'une rupture de service à une autre
des gens lèveront la main pour venir aider
.
Advertising by Adpathway









